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A quand une bonne intelligence artificielle dans les jeux vidéo ?

Byadmin

Mai 11, 2016
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Depuis l’invention du jeu vidéo, les joueurs aiment se mesurer à d’autres joueurs mais aussi à la machine et à la froideur de son raisonnement. La machine, c’est l’IA (l’intelligence artificielle), parfois appelée CPU (computer) dans nos vieux jeux sur consoles de première et de deuxième génération. Cette intelligence artificielle a pour but de nous permettre de jouer même seul face à un jeu, tout en nous invitant à nous mesurer à différents niveaux de difficulté.

Qu’il soit question de FPS, de RTS, de simulateurs ou encore de récents TD (Tower Defense), l’intelligence artificielle est omniprésente dans nos ordinateurs et nos consoles de salon, comme elle l’était déjà sur nos bornes d’arcades à l’époque, où pour certains gamers, battre Mr.Bison en salle de jeu sur Street Fighter, relevait de l’exploit pur et simple.

 

Déclin de l’intelligence artificielle au profit du réalisme.

L’IA a connu son pic de popularité en 1996, lorsque l’ordinateur d’IBM – Deep Blue – a réussi a battre le célèbre joueur d’échecs Garry Kasparov. Quelques années plus tard, la console Playstation s’est vue gratifier de l’un des jeux les plus marquants de l’histoire du jeu vidéo : Metal Gear Solid. L’expérience de ce jeu d’infiltration basée sur un scénario à de multiples rebondissements, dépendait aussi de son IA pour renforcer l’impression d’infiltration et l’hétérogénéité des mécaniques de combat des différents boss que l’on rencontrait.

Cependant, on observe depuis les années 2000 un certain désintérêt des développeurs pour l’intelligence artificielle en tant que défi majeur de demain. En effet, de récents FPS démontrent clairement l’abandon de la quête de l’IA ultime par les développeurs, comme en atteste le dernier jeu du studio MachineGames : Wolfenstein – The New Order qui a reçu un accueil plutôt favorable du public pour son aspect ludique et ce, malgré une intelligence artificielle particulièrement médiocre – un comble pour un jeu qui se veut être une expérience solo avant tout.

L’adversaire virtuel à l’heure de gloire des RTS.

Incontestablement, les RTS sont les jeux a avoir poussé le concept d’intelligence artificielle le plus loin, et pour cause, il s’agit de jeux de stratégie qui dépendent exclusivement de la réactivité et de la gestion de l’adversaire (qu’il soit humain ou non). On pense notamment à la série des Command and Conquer, avec le non moins fameux Red Alert qui a pendant longtemps fait office de vitrine du genre.

L’un des multiples buts de l’intelligence artificielle est d’être capable de mimer le comportement humain, de façon à leurrer l’intelligence humaine en lui faisant croire qu’elle n’a rien de synthétique. Et c’est ce qui rend l’IA des RTS aussi intéressante, puis qu’arrivé à un certain niveau dans la partie, il est difficile de savoir si son adversaire est un robot ou bien un humain, grâce à la complexité des mécaniques de gestion et des choix qui doivent être faits à chaque seconde durant la partie.

Le célèbre titre de Blizzard Starcraft (et aujourd’hui Starcraft II) repose sur une IA aux réactions variées, en fonction de la map dans laquelle on joue et offre la possibilité au joueur de s’entraîner réellement face à l’ordinateur, au lieu d’apprendre des patterns (schémas de jeu redondants) comme sur un jeu de combat de type Tekken ou King of Fighter, dont l’intérêt repose essentiellement sur le PvP (joueur contre joueur).

 

Les city builder et les simulateurs de vie sont-ils dépendants de l’intelligence artificielle ?

Dans certains jeux, bien qu’il ne soit pas question de se mesurer à un adversaire pour gagner, on est en droit de se demander s’il existe ou non une intelligence dans les coulisses de notre jeu qui en assure le fonctionnement. C’est le cas pour le célèbre simulateur de vie de Maxis : The Sims. Comme son genre l’indique, il n’est pas question de gagner ou de perdre mais plutôt de faire vivre la vie que l’on souhaite à son sims, qu’elle soit couronnée de succès ou bien tout simplement ponctuée d’échecs à tous les niveaux.

Dans ce genre de jeux vidéo, l’intelligence artificielle ne joue pas de rôle actif mais se cantonne plutôt à une dimension passive qui assure la cohésion de l’univers du jeu. Elle en fait de même dans des jeux de gestion de villes comme SimCity ou le récent – et excellent – Cities: Skylines. C’est à dire qu’elle gère l’ensemble des ordres que le joueur donne à ses avatars et veille à ce que tout soit exécute en respectant les règles du jeu.

Ces jeux vidéo ne requièrent pas une IA aussi réactive que les jeux cités un peu plus en haut, mais sont de plus en plus populaires et offrent la possibilité de voir l’IA comme autre chose qu’un adversaire auquel se mesurer, mais plus comme un élargissement de nos horizons vidéoludiques.